Notre Père – mercredi 25 mars

« Voici donc comment vous devez prier :
Notre Père qui es aux cieux !
Que ton nom soit sanctifié. Que ton règne vienne ;
Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien,
Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Ne nous laisse pas entrer dans la tentation, mais délivre-nous du Malin.
Car c’est à toi qu’appartiennent, dans tous les siècles,
Le règne, la puissance et la gloire. Amen !
Si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi, mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos fautes. »
Matthieu 6.9-15

Dans les évangiles, Jésus donne à deux reprises cette prière comme modèle à ses disciples. Il s’agit pour eux de ne pas multiplier les « vaines paroles », mais de dire une prière conforme à la volonté de Dieu.

Elle commence comme beaucoup de prières qui se disent dans les synagogues à cette époque : « Notre Père qui es aux cieux » (Avinou BaShamayim). Jésus nous invite à nous centrer sur le Père et à reconnaître sa toute-puissance et sa sainteté.

Dieu veille sur nous, sa création, et nous devons à notre tour lui rendre grâce. Comme ses enfants, nous nous adressons à Lui pour lui demander quelque chose, comme le font les enfants la plupart du temps afin de régler des soucis matériels ou affectifs. Jésus, vivant avec ses disciples, nous enseigne à vivre ensemble, entre frères et sœurs, et non pas seuls. Nous faisons partie de la famille de Dieu, nous sommes membres d’un même corps, c’est pourquoi cette prière n’est pas celle d’un individu isolé (donne-nous, pardonne-nous, délivre-nous…).

Dans cette prière, les piliers de la vie chrétienne sont énoncés. Jésus est notre « pain quotidien », le pain de vie. Il nous nourrit. Il est aussi le bouclier de David qui nous protège du mal.

Comme des enfants auprès de leur Père, une fois encore, nous demandons à Dieu le pardon. Il s’agit du pardon pour les offenses que nous avons pu commettre, mais aussi de la capacité à pardonner aux autres. Jésus nous demande de vivre en communion et de nous comporter comme les enfants de Dieu.

Demander au  Père sa protection, c’est reconnaître sa toute-puissance et sa gloire. Nous récitons cette prière donnée par le Seigneur afin qu’enracinés dans notre héritage, nous manifestions notre désir de suivre la volonté du Père, sur LE CHEMIN qui conduit au salut.

Nathalie et Richard Vuillen

Eglise de l’Oasis, Morges (FREE)

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Refuser de pardonner, c’est boire chaque jour un verre de poison et espérer que c’est son ennemi qui va trépasser. @proverbe-UK

flag2Méditation personnelle

  • M’arrive-t-il de prier le Notre Père dans ma prière personnelle ? Pourquoi ?
  • Est-ce qu’il m’arrive souvent de prier pour que le plan de Dieu se réalise (v. 9-10) ? Pourquoi ?
  • Le pardon que Dieu m’accorde est conditionné au pardon que j’accorde (v. 12, 14-15) : pourquoi ?

Une réponse

  1. J’aime cette prière. La méditer. En mâcher chaque mot. Et dans mon ici et maintenant de femme du 21ème siècle, non pas l’adapter ou vouloir la transformer à tout prix. Mais simplement oser la dire dans les mots que sa méditation me Souffle.
    Pensant, par exemple, au pain quotidien dans une Suisse nantie, je me pose la question : « Mais qu’est-il, ce pain ? » Et je pense à la manne : cette manne tirant son nom du « Mân-hou ? » interrogatif des hébreux quand ils la découvrent en s’écriant : « Mân-hou = Mais… qu’est-ce que c’est que ça ? »
    Et je me permets de partager ci-dessous ce « Comme un Notre Père » commençant par « Dieu un »… puisque Jésus ne cesse de répéter : « Le Père et moi nous ne sommes qu’Un. Moi en Lui et Lui en Moi ! »

    Dieu Un qui es ici
    Que Ton Nom Vie-vifie mon nom
    Que Ta Présence m’imprègne
    Que Ton désir me rejoigne
    Sur la terre où je suis.
    Fais-moi voir au matin mon « qu’est-ce que c’est » du jour
    Efface de mon front la honte de mes fautes
    Me redonnant le goût du par-don qui libère
    Désarme en mon regard l’éclair de convoitise
    Et ancre-moi au Bien.
    Ainsi serai-je !

    Marie-Claude Pellerin

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